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La prise en charge

Le diagnostic

Le diagnostic périnéologique repose toujours sur les trois éléments que sont : l’anamnèse médicale, l’examen clinique et les examens complémentaires.

L’anamnèse médicale est l’écoute des symptômes par le médecin. Ce temps essentiel permet de retracer l’histoire de la maladie, et de révéler les particularités de chaque patient. Il est suivi de l’examen clinique qui est une inspection par palpation. Anamnèse et examen clinique permettent au praticien d’établir un premier diagnostic, et déterminent la nécessité d’examens complémentaires.

Les principaux examens complémentaires permettent :

  • D’observer les organes à l’aide de plusieurs techniques d’imagerie médicale : ultrasons, scanner, imagerie par résonance magnétique (IRM)
  • D’observer par endoscopie les organes « creux » que sont : la vessie, l’utérus, le rectum et l’abdomen.
  • De mesurer la fonction des systèmes par : le bilan urodynamique, la manométrie et la neurophysiologie périnéale.

Ces examens sont parfois désagréables mais pas douloureux. Une anesthésie locale ou générale est parfois nécessaire. Ils sont pris en charge par l’assurance maladie de base.

Pour tout renseignement sur le diagnostic de l’incontinence et des affections périnéales, n’hésitez pas à nous contacter !

Le traitement

Un diagnostic précis permet de définir le traitement le mieux adapté aux besoins du patient. Pour traiter le problème dans son ensemble, nous associons des actions de santé générale à des traitements conservateurs, des médicaments, et le cas échéant, à une intervention chirurgicale.

Les mesures de santé générale

L’harmonisation de l’alimentation permet de réduire significativement incontinence et hernies génitales. Une diminution de l’excès de poids, une alimentation saine, une hydratation combinée à une activité physique suffisante, un traitement de la constipation, une consommation raisonnable de caféine et l’absence de tabac portent souvent leurs fruits.

La santé vient en mangeant !

Demandez conseil à votre médecin ou à un(e) spécialiste en diététique.

Les traitements conservateurs

La physiothérapie périnéale permet d’améliorer et de guérir de nombreux cas d’incontinence, simplement en aidant le périnée à retrouver sa musculature et sa souplesse. Elle intervient soit comme traitement principal, soit en complément à d’autres modalités thérapeutiques telles que les médicaments et la chirurgie (avant et après l’intervention). Elle aussi très utile pendant la grossesse et après l’accouchement.

Les médicaments

Ils remédient à l’incontinence urinaire, en particulier aux cas d’urgences gênantes et de vessies hyperactives. Si les symptômes persistent, on envisagera l’injection de toxine botulique ou la neuro-modulation.

La chirurgie de l’incontinence

Il existe plusieurs techniques de traitement de l’incontinence urinaire. Elles passent généralement par un renfort du soutien de l’urètre. La meilleure méthode consiste actuellement à placer sous l’urètre une bandelette de soutien en matériau biocompatible non résorbable. Une technique peu invasive et efficace dans 80 % des cas. Des approches par voie abdominale conventionnelle ou par laparoscopie sont aussi possibles. La majeure partie des 20 % de cas non résolus par la technique des bandelettes (persistance de l’incontinence ou difficulté à vider la vessie) peut être corrigée par d’autres méthodes.

Dans le cas de l’incontinence fécale, la reconstruction chirurgicale du sphincter est possible et efficace dans 50 à 70 % des cas.

Les hernies génitales (cystocèle, prolapsus utérin, rectocèle) peuvent aussi être traitées chirurgicalement. L’intervention par voie vaginale est mieux supportée car les suites opératoires sont légères, et elle ne laisse pas de cicatrices.

La correction des prolapsus génitaux consiste à restaurer le soutien des organes par les ligaments et muscles du plancher pelvien (ensemble de muscles, de tissus et de ligaments dans la zone du petit bassin, dont le rôle est de contrôler l’ouverture de l’urètre, de l’anus et du vagin).

Son renforcement à l’aide d’un filet prothétique biocompatible peut être indiqué. Les corrections sont efficaces dans 80 % des cas. Avec le temps, une récidive est toutefois possible.

Toutes les interventions chirurgicales, aussi peu invasives soient-elles, comportent des risques: problèmes liés à l’anesthésie, infections, hémorragies ou simple échec. Les techniques actuelles permettent de réduire ces risques, sans toutefois pouvoir totalement les éliminer.

C’est pourquoi la prudence commande d’effectuer un bilan préopératoire complet. De plus, les risques et les bénéfices attendus de l’intervention doivent être soigneusement évalués et discutés avec un opérateur expert.

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